Princesse Bibesco, Revue des Deux Mondes
“ Ce qu’Emilie aimait à contempler, c’étaient ces nuances frémissantes des émotions anciennes qu’un mot fait renaître, sans s’occuper de savoir si le temps et la distance transformaient, en les colorant, ces vagues de souvenirs. L’écho de la vie peut être trompeur, mais il charme. Nous l’écoutons avec délice. Alors que ceux qui n’appellent pas d’écho passent de la surdité dans la mort sans avoir rien entendu. J’ai fait parler ma belle-mère aussi longtemps qu’elle a été là pour me répondre. La princesse Georges Bibesco avait déjà franchi le seuil de la vieillesse quand je me mariai. ”
