Résumé

Jules Perron Conférence de M. Perron, faite le dimanche 26 janvier 1902… (1902)

Les femmes ne comptent que comme ornement, comme l'humble parure d'une société, où l'Empereur doit être le point de mire de tous les regards. Il ne pouvait supporter aucune supériorité, pas même celle de la beauté. Il n'aimait pas les femmes, ou plutôt il ne les aimait pas pour elles-mêmes, mais pour lui-même. Il disait souvent que l'amour était fait pour d'autres, qu'il ne voulait pas de l'empire des femmes, qu'elles avaient fait tort à Henri IV et à Louis XIV.
Quand il y avait soirée au palais, les dames de la cour étaient naturellement dans leurs plus beaux atours.
Source : Gallica

Jules Perron Conférence de M. Perron, faite le dimanche 26 janvier 1902… (1902)

Jamais on ne vit famille plus turbulente et plus prétentieuse que celle des Bonaparte. Napoléon avait quatre frères : Joseph, plus âgé que lui, Lucien, Louis et Jérôme; trois sœurs, Elisa, Pauline et Caroline, celle-ci avait épousé un des plus brillants compagnons d'armes de l'Empereur, Murât.
Avec ses frères et soeurs, Napoléon prenait volontiers des allures de maître ; il aurait voulu les diriger à son gré, leur imposer sa volonté, les marier à sa guise ; il n'y réussit pas toujours, malgré ses colères et ses violences.
Source : Gallica

Jules Perron Conférence de M. Perron, faite le dimanche 26 janvier 1902… (1902)

Joseph vint se plaindre à Napoléon ; il tint à son frère un langage indigné, comme s'il descendait d'une longue file d'aïeux royaux. Louis, à son tour, exprima sa colère ; puis arrivèrent les sœurs, qui renchérirent encore sur ces lamentations. Napoléon, furieux, les apostropha hautement : « En vérité, à voir vos prétentions, Mesdames, on croirait que nous tenons la couronne des mains du feu roi, notre père. » Caroline, très impressionnable, pâlit tout à coup, et eut une
attaque de nerfs.
Source : Gallica

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