Résumé

R. Radau Le Passage de Vénus du 9 décembre 1874

C’est qu’en effet le phénomène des contacts se complique d’apparences bizarres qui laissent planer une grande incertitude sur l’instant précis où Vénus entre sur le disque du soleil et sur celui où elle en sort. On voit d’abord le soleil, au point où l’entrée doit avoir lieu, s’échancrer légèrement, puis la brèche augmente, prend la forme d’une tache ronde qui s’avance sur le soleil, et au bout d’un temps qui varie de 15 à 30 minutes ce disque noir, dont le diamètre est quarante fois plus petit que celui du disque solaire, se détache complétement du bord lumineux.
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R. Radau Le Passage de Vénus du 9 décembre 1874

Jusqu’au xviie siècle, les astronomes admettaient donc pour la distance du soleil un chiffre vingt fois trop petit.
C’est bien pis lorsqu’il s’agit d’évaluer l’éloignement des étoiles fixes. Pour les étoiles, toutes les bases terrestres seraient insuffisantes ; là nous sommes en face de l’infini. Les astronomes n’ont pu déterminer ou plutôt soupçonner les distances de quelques-unes d’entre elles qu’en prenant pour base d’opération toute l’étendue de l’orbe de la terre, dont le diamètre est égal à 300 millions de kilomètres.
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R. Radau Le Passage de Vénus du 9 décembre 1874

Si les passages de Vénus n’ont pas lieu plus souvent, c’est que le plan où se meut cette planète ne se confond pas avec le plan de l’écliptique, où se meut la terre ; tantôt elle passe plus haut que le soleil, tantôt plus bas, et reste noyée dans la lumière du jour. Le phénomène des passages a toujours lieu en juin ou en décembre ; voici les dates les plus rapprochées de nous :
Le passage de 1631 avait été prédit par Kepler aussi bien que le passage de Mercure, qui eut lieu le 7 novembre de la même année [2] .
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