Résumé

R. Radau La Photographie au service de l’astronomie

La recherche de la parallaxe annuelle, qui nous permet de mesurer la distance des étoiles en prenant pour base d’opération le diamètre de l’orbite terrestre, constitue l’un des problèmes les plus délicats de l’astronomie moderne, car les déplacemens qu’il s’agit de constater ne dépassent jamais quelques dixièmes de seconde, et sont le plus souvent noyés dans les erreurs d’observation. De là le désaccord irritant des déterminations successives d’une même parallaxe, effectuées par des astronomes également habiles, avec les instrumens les plus parfaits. La photographie sera-t-elle plus heureuse ?
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R. Radau La Photographie au service de l’astronomie

Malgré tout, la planète transneptunienne pourrait très bien un jour apparaître à nos regards étonnés sur un des clichés qui serviront à préparer la carte générale du ciel.
L’astronomie physique, elle aussi, voit s’ouvrir devant elle des horizons nouveaux. Je ne parlerai pas ici longuement des photographies du soleil et de la lune ; il y a longtemps qu’on a pu en voir qui sont d’une grande beauté. On sait avec quel succès M. Janssen, à Meudon, poursuit l’application de la photographie à l’étude des phénomènes solaires.
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R. Radau La Photographie au service de l’astronomie

Quelquefois la progression, au lieu d’être uniforme et continue, se trouve affectée d’inégalités périodiques qui révèlent l’existence d’une parallaxe annuelle, c’est-à-dire un effet sensible produit par le changement de position de l’observateur quand la Terre passe d’une extrémité à l’autre de son orbite ; l’oscillation qui en résulte dans le lieu apparent d’un astre permet de calculer la distance qui le sépare de notre système.
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