Résumé

R. Radau Les Progrès de l’astronomie stellaire

Les étoiles sans nombre sont emportées, comme des nuages de poussière, dans des directions opposées, les nébuleuses errantes se condensent ou se dissolvent, la voie lactée se divise par places comme une immense ceinture qui se déchirerait en lambeaux ; partout le mouvement règne dans les espaces célestes, de même qu’il règne sur la terre en chaque point de ce riche tapis de végétation dont les rejetons, les feuilles et les fleurs présentent le spectacle d’un perpétuel développement.
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R. Radau Les Progrès de l’astronomie stellaire

C’est ainsi que les raies noires, dites raies de Fraunhofer, que l’on compte par milliers dans le spectre solaire, nous apprennent de quoi se compose l’atmosphère du soleil. Elles nous donnent la certitude que l’astre qui nous éclaire est fait en somme de la même substance dont la terre est pétrie, car on y retrouve la plupart des élémens terrestres.
Les spectres des étoiles fixes offrent beaucoup d’analogie avec celui du soleil. Ce sont évidemment des soleils comme le nôtre, entourés d’atmosphères gazeuses qui renferment à l’état de vapeur une foule d’élémens terrestres.
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R. Radau Les Progrès de l’astronomie stellaire

Pour évaluer les distances des étoiles, les mesures itinéraires usuelles sont vraiment des étalons dérisoires ; le diamètre de l’orbite terrestre, qui vaut 300 millions de kilomètres, devient lui-même trop petit pour cet usage. Lorsqu’il s’agit d’arpenter l’univers, on compte par années de la lumière, comme sur la terre on accuse les heures de route ; l’unité de distance est le chemin qu’un rayon lumineux fait dans l’espace d’une année.
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