Résumé

Portrait de Robert de Caix Robert de Caix Bulletin du Comité de l’Asie française

Une Puissance peut, en effet, sous les apparences de la « porte ouverte », exercer une influence si exclusive sur les régions les plus riches de la Chine qu’elle en serait pratiquement la maitresse, qu’elle y ferait la part qu’elle voudrait à ses nationaux. Elle pourrait, par de faciles habiletés, réserver à ces derniers tous les grands travaux publics, dans la période qui va s’ouvrir en Chine, semblent devoir donner des profits encore bien plus considérables que ceux du commerce proprement dit. La « porte ouverte » s’interpréterait fatalement au profit des véritables maîtres du territoire.
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C’est donc l’Indo-Chine qui nous oblige et nous a toujours obligés à nous préoccuper en particulier de régions qui ne sont pas les plus riches du Céleste Empire. Le souci de l’avenir de cette colonie ne nous permet pas de considérer la Chine uniquement en commerçants et en industriels : ce souci ne nous permet pas plus exactement d’oublier que le commerce, dirigé d’une certaine manière, peut être à notre époque la plus efficace des politiques. L’Indo-Chine est d’ailleurs pour nous une excellente base économique.
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On remarque en effet avec inquiétude que notre capital est trop souvent comme une masse amorphe, qui féconde les grandes entreprises étrangères, mais sans donner à notre pays l’influence à laquelle il pourrait prétendre en dirigeant ces grands intérêts que son épargne a aidé à créer. Quoi qu’il en soit, il est évident que nous avons tout à gagner à ce que les plus riches parties de la Chine restent ouvertes, sans entraves avouées ou hypocrites, à notre activité.
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