Résumé

Rousselet Consultation de M. Linguet, avocat… (1776)

Il y a plus; l'état d'Avocat lui-même est un ministère de confiance, par conséquent d'amitié. Cette noble union, cette passion des belles âmes, moins emportée , mais plus désintéressée que l'amour, ne vit que de services reçus & rendus. La discrétion, le mystère , dans ce commerce, est ce qui en fait le charme , & le voile dont la vertu peut le couvrir, vous en faites indistinctement un asyle criminel ; & vous frappez tout ce qu'il recèle de la foudre qui devoit être réservée pour la prévarication !
Source : Gallica

Rousselet Consultation de M. Linguet, avocat… (1776)

La Consultation qui n'est destinée toute entiere qu'à démontrer le droit qu'ont les Avocats de refuser leur ministère, n'est plus qu'une longue & criminelle inconséquence.
Mais elle en contient tant d'autres , que je puis leur faire grâce de celle-là. Ici les Consultans calomnient la Loi , pour avoir le plaisir de dire une absurdité de plus. Rien n'est plus faux que leur principe. Il n'y a pas de Loi qui écarte les Parties de ce Sanctuaire : il ne peut pas y en avoir: une Loi pareille feroit trop contraire au droit naturel.
Source : Gallica

Rousselet Consultation de M. Linguet, avocat… (1776)

Les Gens de Lettres sont les Avocats de la raison & de la justice. Ils plaident pour elles au tribunal du public ; les petites sociétés particulières, qui défendent les intérêts privés dans les Tribunaux ordinaires, ne sont que des démembremens de cette société générale, qui travaille à l'accroissement des lumières, & qu'on appelle Littérature. Elle est à la Philosophie ce que les Mathématiques sont aux Arts.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature