S Ahnne, Le champ du feu ou Souvenirs d'Oberlin (1877)
“ Mais nous ne la verrons pas. Voyons, Paisible, n'y pensons plus ; faisons comme la mère qui a toujours prié pour ne rien voir d'extraordinaire, et qui n'a jamais rien vu, dit Fortuné, s'efforçant de prendre un ton décidé. Eh bien ! et la voix de Paisible tremblait quand j'ai trop peur, je récite le passage que Grande Louise m'a appris. Lequel ? « L'Ange de l'Éternel campe autour de ceux qui le craignent et les garantit. » C'est presque une prière, fit Fortuné d'un air pensif. Crois-tu vraiment, Paisible, que Dieu envoie son Ange pour garderies enfants comme nous? ”
