Résumé

Simple opinion d'un électeur : à messieurs nos gouvernants… (1880)

Voilà je crois, quand on réfléchit bien, et en peu de mots, ce qu'est une nation, ce que sont ses affaires. Ces affaires sont plus importantes, ont un caractère plus étendu que celles d'un particulier qui n'a, soit qu'il soit propriétaire, commerçant, industriel ou simplement travailleur, qu'à gérer, et faire valoir ses propriétés, son commerce, son industrie, à tirer parti de ses forces physiques et intellectuelles et de son activité, mais les unes et les autres me paraissent être de même nature, de même essence, car les intérêts dont elles sont composées sont identiques.
Source : Gallica

Simple opinion d'un électeur : à messieurs nos gouvernants… (1880)

Il n'est pas bien, il n'est pas juste, il n'est pas admissible qu'une nation laisse le droit de gérer ses affaires, c'est-à-dire d'occuper le plus haut emploi qu'elle puisse conférer, à la même famille, s'en emparant de par droit de naissance, sans son consentement, à l'exclusion de toutes autres, que cette famille soit ou non en état de fournir les hommes les plus aptes, par leurs talents et leurs vertus, à remplir ce poste élevé, parce qu'en procédant ainsi les nations sont trop exposées à avoir des mandataires ne réunissant pas les conditions désirables.
Source : Gallica

Simple opinion d'un électeur : à messieurs nos gouvernants… (1880)

Or, nous avons dit que, pour la nation comme pour le particulier, le droit et la justice en matière de mode de gestion et administration de leurs affaires, est de les faire ou faire faire comme elle le désire, qu'elle n'est fondée et intéressée à rien prétendre au-delà. Que dans ce cas, si la chose est mal faite, ce sera par sa faute, à elle nation, parce qu'elle aura indiqué une mauvaise manière de faire, mais que, supportant seule les conséquences de cette faute, ce sera là une chose juste, normale, toute naturelle qu'il n'y aura pas lieu d'empêcher.
Source : Gallica

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