Résumé

Th. Bentzon Le Roman de mœurs en Angleterre…

A d’autres la sottise d’abandonner leur vie au courant, comme une barque démâtée qu’aucune volonté ne dirige ; quant à elle, Gwendoline compte tirer le meilleur parti possible de toutes les chances que lui offrira la destinée ; pour ce qui est des circonstances adverses, elle saura bien les maîtriser ! Toute volontaire et impérieuse qu’elle soit, Gwendoline Harleth a le charme féminin auquel nul n’échappe. L’accueil qui lui est fait dans la société des environs dépasse l’attente même de M. Gascoigne : elle éclipse toutes les jeunes filles ; les admirateurs l’entourent à l’envi l’un de l’autre.
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Th. Bentzon Le Roman de mœurs en Angleterre…

Sa passion pour Deronda se trahit dans le récit rapide, incohérent, qu’elle lui fait de ses souffrances et de son crime d’intention ; elle le conjure de ne pas l’abandonner, elle s’attache à lui éperdue, à demi folle, et, presque aussi ému qu’elle-même, il promet tout ce qu’elle veut ; il s’engage trop peut-être, car l’essentiel est d’arracher au désespoir cette malheureuse qui ne croit qu’en lui seul.
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Th. Bentzon Le Roman de mœurs en Angleterre…

Le caractère de Grandcourt eût peut-être mis en défaut cependant la pénétration même de Dickens ; l’analyse de cette âme complexe et en apparence impénétrable est un chef-d’œuvre d’observation. Ce sont les faits, ses actes seuls qui nous font connaître Grandcourt ; point d’explications ni de dissertations, chaque touche juste et précise le met plus nettement en lumière. Il n’existe pas de sphinx pour George Eliot : elle montre à nu les petites vanités misérables qui se cachent sous une surface imposante ; jamais l’homme du monde n’a été plus savamment, plus impitoyablement disséqué.
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