Vincent Hyspa,
L’Éponge en porcelaine
“ Et quelle sensibilité chez cet animal ! On raconte qu’un éléphant s’étant approché d’un piano se mit à pleurer abondamment : dans les touches du piano il avait reconnu les dents de sa mère. Un autre tombant en arrêt devant un billard poussa un long barrissement ; les billes du billard lui rappelaient son père. Si les fleuves, comme a dit le poète, sont des routes qui marchent, l’éléphant, lui, est une montagne, ou disons, pour ne pas froisser sa modestie, une éminence qui marche. En somme, l’éléphant est l’être le plus considérable de ce monde. ”
