Émile Zola

Émile Zola

Résumé

Portrait de Émile Zola Émile Zola La fête à Coqueville (1898)

Et M. Mouchel qui attendait! Margot était là, avec la moitié de Coqueville, regardant les dernières houles de la tempête, partageant la rancune de son père contre la mer et le ciel.
— Où est donc la Baleine? demanda quelqu'un.
— Là-bas, derrière la pointe, dit La Queue. Si cette carcasse revient entière aujourd'hui, ce sera de la chance.
Il était plein de mépris. Puis, il laissa entendre que c'était bon pour des Mahé, de risquer leur peau de la sorte : quand on n'a pas un sou vaillant, on peut crever. Lui, préférait manquer de parole à M. Mouchel.
Source : Gallica

Portrait de Émile Zola Émile Zola La fête à Coqueville (1898)

Coqueville suivait la pêche, en crevant de rire sur le sable. Puis, le soir, on buvait la pêche.
Ce qui enthousiasmait Coqueville, c'était que les tonneaux ne cessaient pas. Quand il n'y en avait plus, il y en avait encore. Il fallait vraiment que le navire qui s'était perdu, eût une
jolie cargaison à bord; et Coqueville, devenu égoïste et gai, plaisantait ce navire naufragé, une vraie cave à liqueurs, de quoi soûler tous les poissons de l'Océan.
Source : Gallica

Portrait de Émile Zola Émile Zola La fête à Coqueville (1898)

Bien qu'il fut un beau gaillard, blond et fort, il tremblait devant elle, d'autant plus qu'il rêvait de l'épouser, toujours aux petits soins, quitte à la calmer d'une gifle, s'il devenait jamais le maître. Or, le mercredi matin, la veuve Dufeu tempêta, en se plaignant que les envois ne se faisaient plus, que la marée manquait ; et elle l'accusait de courir les filles de la côte, au lieu de s'occuper du merlan et du maquereau, qui auraient dû donner en abondance. M. Mouchel, vexé, se rejeta sur le singulier manque de parole de Coqueville. Un moment, la surprise apaisa la veuve Dufeu.
Source : Gallica

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