Émile de Laveleye

Émile de Laveleye

Résumé

Portrait de Émile de Laveleye Émile de Laveleye Un Précurseur - Dupont-White

Le progrès est une plus grande diffusion parmi les hommes de moralité, de dignité, de savoir, de bien-être. Jetez les regards autour de vous, vous verrez quelle part énorme en revient à l’État, par ses écoles, par ses académies, par l’appui qu’il prête aux religions. Civilisation signifie accroissement de vie dans tous les sens. A une vie plus intense il faut plus d’organes ; à plus de forces il faut plus de règles. Or l’organe et la règle de toute société ordonnée est l’État. La liberté est le déploiement souvent déréglé de la volonté
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Portrait de Émile de Laveleye Émile de Laveleye Un Précurseur - Dupont-White

« Les grandes passions font les grandes nations, » a dit Carnot. Jamais une passion ne possède un peuple sans qu’elle se traduise dans son gouvernement ; donc un gouvernement inerte est la marque d’un peuple sans avenir.
Ainsi va Dupont-White, confirmant sa thèse. Il ne manque pas non plus de répondre à ses adversaires : la dernière partie de son livre y est consacrée. C’est énerver les hommes, disent ceux-ci, que de les habituer à l’intervention de l’État ; le meilleur moyen de développer l’initiative individuelle est de la laisser agir librement, sans nul secours.
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Portrait de Émile de Laveleye Émile de Laveleye Un Précurseur - Dupont-White

La centralisation, allait-on répétant sans cesse, est l’anéantissement de toute virilité politique chez une nation ; la véritable école d’un peuple libre est la gestion des intérêts locaux ; une démocratie sans institutions provinciales ne possède aucune garantie ni contre le désordre, ni contre le despotisme ; le gouvernement, en agissant partout et d’après les mêmes règles, énerve la vie dans les communes et brise chez elles toute initiative.
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