Paul Duplessis,
Le Batteur d’estrade
“ Le Batteur d’Estrade frappa à plusieurs reprises de la crosse de sa carabine une épaisse touffe d’herbes qui entourait le pied d’un arbre, puis se laissa nonchalamment tomber sur ce siège improvisé. — Seigneurie, dit le Canadien en prenant place à ses côtés, ma confiance en vous est certes illimitée ; toutefois permettez-moi de vous faire observer que siffler ou causer quand on est entouré d’ennemis qui vous guettent, c’est presque appeler la mort ! — Il n’y a pas un Indien à dix lieues à la ronde, mon pauvre Grandjean, interrompit Joaquin d’un ton doucement moqueur. ”
