“ Après tout, il est inadmissible que le préfet de Bantam approuve l’arbitraire et l’injustice ! — Approuve !... Approuve !... non ! Mais, il n’est pas agréable de porter plainte contre un chef ! — Je n’aime porter plainte contre qui que ce soit ; mais lorsqu’il le faudra je porterai plainte contre un chef aussi bien que contre un autre. Mais nous n’en sommes pas là. Il n’en est pas question ! Dieu merci ! Demain j’irai voir le Prince-Régent. Je lui exposerai tout ce qu’il y a de mauvais dans l’emploi illégitime du pouvoir, surtout quand on s’en sert pour dépouiller les pauvres. ”
Multan
Définition et enjeux
Le terme Multan désigne ici une thématique liée à des enjeux de pouvoir, de justice et de colonisation, explorée par des auteurs comme Multatuli et Eugène Sue. Dans Max Havelaar, Multatuli dénonce l’injustice administrative en Java, illustrant les tensions entre autorité coloniale et populations locales à travers des dialogues percutants.
Les citations révèlent une préoccupation pour la défense des opprimés et la critique des abus de pouvoir, thèmes qui résonnent également dans les récits de Sue, bien que ses œuvres soient moins explicitement ancrées dans cette géographie. Les thèmes connexes, comme Lahore ou le Punjab, évoquent des contextes similaires de conflits socio-politiques, soulignant l’universalité des enjeux soulevés.
Citations sur “Multan”
“ Je suis sûr qu’il ne s’en commettra pas, dans ma juridiction, n’est-ce pas, monsieur le Prince-Régent ? — Oh ! certes non, monsieur le sous-préfet, il ne se présentera rien de tel dans la régence de Lebac. — Eh bien ! donc, messieurs les chefs de Bantan-Kidoul, réjouissons-nous, de ce que notre régence est si arriérée et si pauvre. Nous avons à faire de grandes choses, si Dieu nous prête vie, nous aurons soin que la prospérité y rêgne. Le sol est assez fertile et la population ne manque pas de bonne volonté. ”
“ Mais quelque puissant qu’il soit, tout en ayant sous ses ordres ceux qui tiennent le pouvoir dans les villes, ceux que leur âge appelle dans les villages, tout en disposant de l’armée et de la flotte, lui, non plus, ne peut pas voir où règne l’injustice, car l’injustice se cache et règne loin de lui. Et le Préfet, qui, à Serang, est le seigneur de la contrée de Bantam, habitée par cinq fois cent mille hommes, veut aussi que la justice se fasse dans les contrées soumises à ses ordres. Mais là, où l’injustice se commet, il ne le voit pas ; il est loin aussi. ”
