Thiès

Définition et enjeux

Constant Moisand,  La Petite ville, par Constant Moisand… (1857)

“ Je vais préparer ma grande affaire de demain : c' est le père Le Doyen qui porte la parole contre moi ; je veux le coller à tout prix cet excellent père Le Doyen !... il n' est pas de force . Cela dit , M. Ernest de Thiescourt s' éloigna .
Je rentrai pour le déjeuner ; mais j' avais tant de plaisir à parcourir la ville , à étudier ces caractères de province , si étranges et si nouveaux pour moi , que je ne pus m' empêcher de quitter ma tante , sous le prétexte
spécieux d' aller lire les journaux et de porter quelques lettres à la poste .
”
Source : Gallica

Constant Moisand,  La Petite ville, par Constant Moisand… (1857)

“ Je demandai tout bas son nom à Thiescourt .
– C' est M me la baronne d' Yseures , me dit -il , la femme d' un personnage distingué de notre ville ; elle est pétrie d' esprit , aussi , malheur à ceux qui n' ont pas le don de lui plaire ! Ecoutez avec quelle franchise hautaine et malicieuse elle parle à M me de La Berlière ....
– Madame la baronne d' Yseures , me dis -je à part ! c' est la première fois que j' entends ce nom - là . Pourtant
Pourtant plus je regarde cette dame , plus je crois la connaître !...
”
Source : Gallica

Portrait de Anatole France Anatole France,  Thaïs (1890)

“ Paphnuce, agenouillé, l’enlaça de ses bras noirs.
— Ne meurs pas, criait-il d’une voix étrange qu’il ne reconnaissait pas lui-même. Je t’aime, ne meurs pas ! Écoute, ma Thaïs. Je t’ai trompée, je n’étais qu’un fou misérable. Dieu, le ciel, tout cela n’est rien. Il n’y a de vrai que la vie de la terre et l’amour des êtres. Je t’aime ! ne meurs pas ; ce serait impossible ; tu es trop précieuse. Viens, viens avec moi. Fuyons ; je t’emporterai bien loin dans mes bras. Viens, aimons-nous. Entends-moi donc, ô ma bien-aimée, et dis : « Je vivrai, je veux vivre. » Thaïs, Thaïs, lève-toi !
”
Source : Wikisource

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