André Élisabeth Anatole Émilien Lelorgne d' Ideville, Le raid national militaire : Paris-Rouen-Deauville… (1904)
“ La haie du public devient plus épaisse ; il pleut toujours, mais la joie d'arriver chasse tout ce que la pluie mettrait de maussade dans le tableau ; les drapeaux, les oriflammes claquent au vent. C'est le but enfin. Je ne sens plus la douleur de mes pauvres pieds. Je remonte à cheval néanmoins, je traverse à tout petit trot, sans me presser, les rues de Trouville, le pont de la Toucques. Mon cheval n'est pas chaud, il ne transpire pas ; sans la pluie, il serait certainement sec. Mais il y a la pluie ; la pluie, ce n'est pas assez dire : il semble que le ciel ait ouvert ses cataractes ”
