Angelin Ruelle, A la fête de Neuilly : silhouettes foraines (1908)
“ Mignonne, allons voir si la fète Que l'on dit tant soit peu surfaite, Mais dont l'éclat n'a pas vieilli Pour se conformer à la mode, Favorise toujours l'exode Des Parisiens vers Neuilly. Ah ! tout le long de l'Avenue Les Femmes géante ou menue, La mégère qui gère un Tir, Le Dompteur, le Titi macabre, L'athlète, l'avaleur de sabre Menaçant de tout engloutir ! Ah ! les Ballons, les balançoires, Le Théâtre et ses accessoires, Le massacre, les macarons, La femme à barbe si velue, Le Pétomane et la Goulue, Hélas ! tous nous les reverrons ! ”
