Angelin Ruelle

Élements biographiques

Angelin Ruelle A la fête de Neuilly : silhouettes foraines (1908)

Mignonne, allons voir si la fète Que l'on dit tant soit peu surfaite, Mais dont l'éclat n'a pas vieilli Pour se conformer à la mode, Favorise toujours l'exode Des Parisiens vers Neuilly.
Ah ! tout le long de l'Avenue Les Femmes géante ou menue, La mégère qui gère un Tir, Le Dompteur, le Titi macabre, L'athlète, l'avaleur de sabre Menaçant de tout engloutir !
Ah ! les Ballons, les balançoires, Le Théâtre et ses accessoires, Le massacre, les macarons, La femme à barbe si velue, Le Pétomane et la Goulue, Hélas ! tous nous les reverrons !
Source : Gallica

Angelin Ruelle A la fête de Neuilly : silhouettes foraines (1908)

Et Neuilly devient presque Une Babel grotesque Où grouille le burlesque, Un antre de Sabbat.
LE MONSTRE
Boniment.
Pour le Mien et pour Celui de la belle Otero.
La nature est féconde en êtres incléments : Les requins, les jaguars, les lynx, les caïmans, L'hippopotame lourd, les rugueux crocodiles, Les tigres dont la jungle abrita les idylles, L'astucieux puma, l'épais rhinocéros, Le loup, la hyène, l'ours blanc, vivant Paros, La pieuvre, le boa, le gorille athlétique, Le concierge, l'huissier, l'éditeur, le critique, Sont de mauvais coucheurs ; unanime est l'accord.
Source : Gallica

Angelin Ruelle A la fête de Neuilly : silhouettes foraines (1908)

A Neuilly, par tous les chemins, Comme des poissons vers la nasse, Midinettes, petites mains, Calicots accourez en masse.
Devant les athlètes romains, Les Tirs, la Femme à barbe hommasse, Le dompteur, le clown qui grimace, Oubliez les durs lendemains,
Midinettes, petites mains.
DIMANCHE
A tous les clochers banlieusards Les carillons sonnent Dimanche : Bon populo, prends ta revanche Loin de l'usine et des bazars.
Viens satisfaire au sein de tes arts, Ta soif du beau que rien n'étanche; A tous les clochers banlieusards Les carillons sonnent Dimanche.
Source : Gallica

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