Antoine-François-Nicolas Maquart Éloge de S. A. R. Charles-Ferdinand d'Artois… (1820)

Les partis ont paru se rallier autour du Souverain légitime ; une Charte, oeuvre des longues méditations du Monarque, assure les droits de tous, et proclame de bonne-foi des libertés dont jusqu'alors on n'a possédé que les vaines images ; mais à peine les Bourbons ont-ils le temps de calculer le nombre des infortunes qu'ils sont venus réparer ou adoucir, à peine ont-ils commencé d'exercer, suivant l'heureuse expression du Duc de Berry, leur droit le plus cher, celui de nous rendre heureux, que le trône de Saint-Louis est ébranlé une seconde fois.
Source : Gallica

Antoine-François-Nicolas Maquart Éloge de S. A. R. Charles-Ferdinand d'Artois… (1820)

Sans doute elle a senti tressaillir dans ses entrailles l'espoir de la patrie ; un sentiment d'étonnement mêlé d'admiration et de douleur, se peint un moment sur tous les visages. Mais l'opération s'achève ; elle ne retarde la mort que pour la rendre plus cruelle. Le blessé a la conscience de son état. Il répéte sans cesse à ceux qui l'entourent : « Je suis touché de vos soins, mais » ma blessure est mortelle : je le sens, elle va au " coeur.
Source : Gallica

Antoine-François-Nicolas Maquart Éloge de S. A. R. Charles-Ferdinand d'Artois… (1820)

Bordeaux, ville qui la première avait secoué le joug, s'avançait au milieu d'une population affamée de le voir ; la famille d'Orléans arrivait en Provence, avec une Princesse de Sicile. LOUIS-LE-DÉSIRÉ , ramenant avec lui la fille de Louis XVI, et ce qui restait de la race des Condé , prenait à Calais possession de son royaume. Enfin , le Duc de Berry entrait dans le port de Cherbourg. France ! France ! s'écrie-t-il en mettant le pied sur la terre natale. C'était le cri du coeur : c'est le seul qu'il put prononcer.
Source : Gallica

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