Chrétien-Guillaume de Lamoignon de Malesherbes, Mémoire sur la liberté de la presse… (1814)
“ Pour que les espérances de la nation ne soient point déçues , il faut que ce soient ses véritables vœux qui soient portés par ses représentans aux pieds du trône. Il faut donc que cette nation dispersée reçoive des lumières qui lui parviennent jusque dans ses foyers, et c'est là ce qu'elle ne peut espérer que lorsque l'impression sera libre. Je suis convenu des inconvéniens de cette liberté : c'est au législateur, et dans ce moment-ci, c'est à la nation, puisque le Roi l'appelle dans son conseil, à peser dans une juste balance, les avantages et les inconvéniens. ”
