Elisabetta Rangoni princesse de Gonzague

Élements biographiques

Elisabetta Rangoni princesse de Gonzague,  Lettres de Madame la princesse de Gonzague sur l'Italie… (1797)

“ Car les hommes, presque toujours dominés par les passions de la vengeance, de l'orgueil et de l'intérêt, foulent alors aux pieds tout ce qu'il y a de sacré, et perdent cette humanité, cette sensibilité, que la nature ne semble avoir fait que leur prêter, lorsqu'on la compare à celle des femmes. Mais toujours despotes à notre égard, ils nous excluent de tout, ils veulent enchaîner notre génie comme notre cœur, et masquent leur despotisme en disant que nous manquons de l'un, et que nous avons trop de l'autre. ”
Source : Gallica

Elisabetta Rangoni princesse de Gonzague,  Lettres de Madame la princesse de Gonzague sur l'Italie… (1797)

“ Votre cœur vous dira que dans ce contraste de sentimens, le mien n'est point en contradiction avec lui-même. Oui, à la joie d'avoir de vos nouvelles, se mêlent mille regrets, mille inquiétudes, mille souvenirs doux, tendres et douloureux. Votre lettre me fait sentir la distance qui nous sépare; et cependant je vous vois, je vous entends dans cette délicieuse lettre. Votre cœur et votre génie ne font qu'un; ils sont si bien mêlés, si bien confondus, qu'on ne peut presque les distinguer. Enfin, vous êtes né pour l'amitié. ”
Source : Gallica

Elisabetta Rangoni princesse de Gonzague,  Lettres de Madame la princesse de Gonzague sur l'Italie… (1797)

“ Mais où m'entraîne encore ma sombre misanthropie? Eli quoi! chère amie, au lieu de vous dire des choses sensibles, agréables, (et j'en aurois tant à vous dire) , je vous promène tristement avec moi sur les ruines de la France? Je vous parle d'hommes pervers, lorsque mon cœur est plein de vous? Je vous entretiens de leurs vices, de leurs folies, quand j'aurois à vous peindre des sentimens et des vertus aimables? Ah! vous le voyez, ma douleur m'égare. Maîtresse depuis long - temps de mon ame, elle s'y est établie, et vient se mêler sans cesse aux instans de douceur que je pourrois goûter encore. ”
Source : Gallica

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