Frédéric Taulier,
Des Progrès de la jurisprudence en France…
(1838)
“ De bons esprits ont, en effet, pensé qu'il valait mieux laisser à la législation une libre carrière que de l'encadrer dans un code. Le droit grandit avec l'état moral des peuples ; quand il est libre, il est plus facile au législateur de surveiller le progrès et d'intervenir pour constater, par des lois partielles et successives, les doctrines nouvelles, à mesure qu'elles sont reçues, les besoins nouveaux, à mesure qu'ils sont reconnus. Un code fixe trop bien l'état de la science, il unit, il resserre trop étroitement tous les éléments qui la composent ”

