Joseph-Frédéric Saivet

Élements biographiques

Joseph-Frédéric Saivet Le colonel Paqueron, notice biographique (1874)

Durant le cours de sa longue carrière officielle, de 1815 à 1852, son front se couronna de mérite et d'honneur, mais aucune célébrité n'y jeta l'éclat qui attire de loin l'œil des hommes, et qui appelle publiquement leur admiration. M. Paqueron vécut dans l'ombre, tout entier livré aux travaux utiles mais obscurs de l'artillerie de terre, et du service des poudres. Dans la vie à demi cachée que lui firent les événements, son cœur de chrétien grandit sans mesure, sous l'action incessante de Dieu, et sous les coups redoublés de la douleur.
Source : Gallica

Joseph-Frédéric Saivet Le colonel Paqueron, notice biographique (1874)

C'est la qu'il vit souvent, dès 1806, M. Euillot, déjà souffrant, et son jeune protégé, alors âgé de 14 ans seulement. La physionomie ouverte de ce bel adolescent, son accent de franchise, la candeur de ses yeux, la douce malice de son esprit, la bonté naïve de son cœur, lui plurent singulièrement. Il fit lui-même une profonde impression sur M. Paqueron, et alluma dans son âme, dès les premières entrevues, une de ces affections mêlées de respect et d'admiration, qui ne s'éteignent plus. Il était dans tout l'éclat de sa vie.
Source : Gallica

Joseph-Frédéric Saivet Le colonel Paqueron, notice biographique (1874)

Contre cette puissance formidable, comment se défendre? L'implacable ennemi, le climat, les atteignait jusqu'au fond de l'âme, et y tarissait jusqu'aux sources de leur énergie. Il fallait un effort incessant, prodigieux, en chaque âme individuelle, pour y exciter un peu d'activité intérieure, et y entretenir, sous les glaces du dehors, un reste de feu vital. C'est dans cette lutte suprême, que les hautes natures se dévoilèrent. M. Paqueron s'y manifesta tout entier. Au témoignage de ses compagnons d'infortune, ni son courage, ni sa patience, ne fléchirent
un seul instant.
Source : Gallica

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