Louis-François-Henri Lefébure, Le Vrai système des fleurs, poëme… (1817)
“ Oui, les fleurs doivent leur naissance, Glycère , aux flammes de l'amour ; Il embellit leur existence, Il les reproduit à leur tour. N'imagine pas que l'Aurore Ayant ravi Zéphire à Flore, Dans ses bras leur donne le jour; Mets ce conte au rang des chimères, Et pénètre enfin des mystères Dignes d'éclairer ta raison. Au retour de chaque saison, Servant de temple à l'hyménée, Une corolle fortunée S'ouvre, et nous fait voir des époux Unis par des liens si doux, Que la mort seule peut les rompre : Jamais nul sentiment jaloux Ne vient troubler, n'ose corrompre Ni leur sommeil, ni leurs plaisirs. ”
