Louis-Étienne Piccard

Élements biographiques

Louis-Étienne Piccard L' Abbaye de Filly et quelques seigneurs du voisinage (1893)

L'abbaye de Filly avait vécu cinq siècles, édifiant le Chablais par la pratique des vertus, couvrant de son ombre salutaire non seulement les tombes des sires de Ravorée, de Compey, mais tous les serfs, tous les pauvres commis à sa garde, et donnant, malgré tout, le meilleur exemple qui fut sur les bords du Léman.
Pendant longtemps les envieux seigneurs d'Allinges et du voisinage s'unirent vainement pour entraver son développement; ses puissants rameaux s'étendirent vivaces sur tout le pays et ne cessèrent de grandir que pour tomber sous les coups de l'invasion calviniste de 1536.
Source : Gallica

Louis-Étienne Piccard L' Abbaye de Filly et quelques seigneurs du voisinage (1893)

Déjà en 1317, Ne Mermet de Lucinge affranchissait de l'hommage taillable frère Villelme de Chavanex, religieux de l'abbaye d'Aulps, à condition qu'il persistât dans sa vocation (1) . Profondément pénétrés des maximes de la charité et du sentiment de l'égalité humaine, nos religieux du moyen-âge éprouvaient une tendre compassion pour les esclaves et les serfs, à qui la société avait fait des conditions si dures d'existence.
Source : Gallica

Louis-Étienne Piccard L' Abbaye de Filly et quelques seigneurs du voisinage (1893)

L'abbaye fut la providence des malheureux, et l'une des pratiques les plus fidèlement observées des maisons religieuses, se trouve toujours être le soin des pauvres.
Non seulement on accueillait avec bonté et commisération les nombreux déshérités de la fortune qui, chaque jour, se présentaient à la porte du monastère, mais on était, à Filly, dans l'habitude de faire annuellement des aumônes générales aux indigents des paroisses de Sciez, Filly, Chavanex, Excenevex, Yvoire, Messery, Nernier et Massongy.
Source : Gallica

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