Narcisse-Frédéric Salvigny

Élements biographiques

Narcisse-Frédéric Salvigny De la régénération des cultures coloniales (1868)

Nous opposons aux difficultés, s'il s'en rencontre, ce que la vérité nous apprend : L'honneur, mot sonore et creux! L'amour, agréable chimère! Le dévouement, erreur d'un autre âge! Le désintéressement, utopie! Vive le travail! c'est le dieu et le culte du temps. Hors du domaine du travail, qu'y a-t-il en ce monde de réel, si ce n'est la privation et la misère?
De la richesse du sol, de sa saine exploitation, découlent les intérêts généraux. C'est là que règne le bien-être de chacun.
Source : Gallica

Narcisse-Frédéric Salvigny De la régénération des cultures coloniales (1868)

Cette question du développement de nos cultures agricoles ne touche ni au droit divin, ni au droit révolutionnaire; elle ne procède d'aucune de ces deux extrémités de l'opinion; c'est tout simplement une question locale pleine d'actualité qui se débat dans le vif des intérêts matériels de nos populations, et dont la solution repose en entier dans la richesse du pays.
Pour tout esprit impartial, il est de la dernière évidence que le gouvernement, qui a la liberté d'action, avec le bon vouloir, aura, nous nous en flattons, le courage de l'entreprise.
Source : Gallica

Narcisse-Frédéric Salvigny De la régénération des cultures coloniales (1868)

Que l'action du pouvoir ne soit pas de l'élégie en air, un oracle énigmatique, un verbe muet, une prière sans ralliement, quelque chose dont il ne résulte rien de général.
Le bonheur du pays est pour celui qui le cherche du premier patriotisme, car il féconde le sol : nous voyons les matériaux d'un culte, nous cherchons la culture.
Étendre sur une base solide les travaux des champs ne peut être, dans la pensée des gens, que l'étendue des facultés de nos terres labourables vers la gloire et la richesse.
Source : Gallica

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