René Kerambrun

Élements biographiques

René Kerambrun De l'Organisation du travail agricole… (1848)

Si les ouvriers de Paris ont mis généreusement trois mois de misère au service de la République, comptez les années, les siècles de misère avec lesquels les campagnes ont payé la gloire, les malheurs et la prospérité de la France.
Le travailleur de la ville, vous ne l'oublierez pas, il a ses représentants parmi vous ; et puis il entoure l'enceinte où vous discutez la loi ; il se plaint, et même il menacera au besoin. Les campagnes sont là-bas, bien loin, mais si leur voix n'arrive pas jusqu'à vous, ce n'est pas une raison pour les oublier.
Source : Gallica

René Kerambrun De l'Organisation du travail agricole… (1848)

Si dans les villes la surabondance des capitaux, si le développement excessif du crédit n'ont produit qu'une concurrence effrénée, qui a dégénéré en guerre civile de l'industrie, les campagnes, faute de capitaux, faute de crédit, n'ont pu ni changer ni améliorer leur sytème de culture, et, par suite, il est arrivé que là où il n'y avait pas assez de bras, il n'y a pas encore eu de travail pour tout le monde.
Je pose donc en fait que la question essentielle aujourd'hui est une meilleure distribution de la population.
Source : Gallica

René Kerambrun De l'Organisation du travail agricole… (1848)

Je vous le dis donc, à vous, habitants des villes, qui allez donner à la France une constitution nouvelle ;—car, vous le voyez-bien, c'est vous, presque exclusivement, vous, qui composez l'Assemblée nationale—le temps des demi-mesures est passé : il faut aujourd'hui des moyens énergiques pour sauver l'agriculture depuis si longtemps opprimée. C'est à vous de choisir les moyens, mais agissez promptement dans l'intérêt des villes elles-mêmes.
Source : Gallica

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