Sébastien Guyétant

Élements biographiques

Sébastien Guyétant Nouvelles considérations sur la longévité humaine (1863)

Ils sculptèrent Hercule, le dieu de la force, à quarante, et, quand ils voulurent exprimer, dans une seule figure, la suprême beauté intellectuelle et morale, ils sculptèrent la figure d'un vieillard, le vieil Homère, visage presque sépulcral, sur lequel la cécité même, infirmité des sens, ajoute à la beauté intellectuelle, morale et recueillie en dedans du vieillard ; car, s'il est beau d'être jeune, il est beau d'être mûr ; il est peut-être plus beau encore de vieillir avec les fruits amers mais sains de la vie dans l'esprit, dans le cœur et dans la main.
Source : Gallica

Sébastien Guyétant Nouvelles considérations sur la longévité humaine (1863)

On ne s'étonnera pas d'entendre un médecin qui a passé soixante-dix ans de sa vie au milieu des souffrances de ses semblables, qui a pratiqué et vu pratiquer les opérations les plus graves, à la douleur desquelles succombaient souvent sur le coup, ou peu de temps après, Les hommes les plus courageux, les femmes les plus patientes; on ne s'étonnera pas, dis-je, de l'entendre proclamer la découverte des amsthésiques, comme la plus précieuse que l'on ait jamais faite.
Source : Gallica

Sébastien Guyétant Nouvelles considérations sur la longévité humaine (1863)

On pardonnera, peut-être, à un médecin, la longue, quoique incomplète énumération des progrès accomplis dans les diverses branches des sciences médicales, depuis la dernière moitié du xvrne siècle jusqu'à ce jour, puisque c'est, en partie, sur ces progrès, comme sur ceux de l'instruction et de l'aisance, que je compte pour la prolongation de la vie moyenne, dont le chiffre dépassera, probablement, à la fin de ce siècle, mes plus douces espérances.
Qu'on ne croie pas, toutefois, que le but unique de mes vœux soit d'amener tous les hommes aux dernières limites de l'âge que comporte notre nature
Source : Gallica

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