Théophile de Ferrière Le Vayer, Revue des Deux Mondes
“ La cuisine chinoise, je parle de celle des grands seigneurs, dénote vraiment une civilisation très raffinée. Elle a, comme en Russie, les excitans préliminaires, les sauces comme en Angleterre, les ragoûts comme en France, et, comme dans les festins de Néron et d’Héliogabale, le luxe de ne manger dans tout un animal que certain morceau infiniment petit de sa substance, — de tuer par exemple un énorme esturgeon pour n’en prendre qu’un mince cartilage, ou bien un requin géant pour enlever quelques filamens à l’extrémité de l’aileron qui surmonte son épine dorsale. ”
