Albert Tougard

Résumé

Albert Tougard Nouvel hommage à M. Brianchon… (1887)

Cela prouve, une fois de plus, que l'histoire de la sottise humaine n'est pas encore achevée. A cette vilenie, M. Brianchon, qui avait d'abord offert des excuses, se redressa de toute la grandeur de sa loyale courtoisie, et écrivit : « Je retire mes excuses, et je vous attends. » Il ne s'en tint pas là ; il voulut se venger, mais de la seule vengeance que puisse goûter un galant homme, et à plus forte raison un chrétien : il se fit l'un des principaux instigateurs d'une récompense, d'ailleurs justement méritée, qu'obtint le malheureux qui l'avait si étrangement méconnu.
Source : Gallica

Albert Tougard Nouvel hommage à M. Brianchon… (1887)

Aux yeux du monde, quelle vie s'écoulait donc à flots plus enchantés que la sienne ? Mais la douleur et l'angoisse sont l'inévitable lot de l'homme sur cette misérable terre. L'amitié fut le principal martyre de M. Brianchon. Son âme, d'une délicatesse exquise, s'était, pour ainsi dire, identifiée à une élite de nobles et intimes amis. Il en perdit et des plus vieux et des plus proches durant les dix dernières années de sa vie
Source : Gallica

Albert Tougard Nouvel hommage à M. Brianchon… (1887)

M. Brianchon ne parut seulement pas s'en apercevoir.
Aussi l'abbé Cochet, qui excellait à peindre un homme d'un seul trait, put-il dire en présentant M. Brianchon au préfet de la Seine-Inférieure : « Monsieur le Préfet, je vous « présente un bel homme. Mais il est bien meilleur qu'il « n'est beau ! » Dans les appréciations de M. Brianchon, son péché d'habitude fut un excès de bienveillance délicieusement incorrigible. Heureuse nature qui ne savait jamais voir les choses que du beau côté !
Source : Gallica

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