Charles Roessler

Résumé

Charles Roessler Étude sur l'abbé Cochet (1886)

L'Académie de Rouen, cependant, tint à honneur de lui ouvrir ses portes. On se rappelle encore la hardiesse de son discours de réception, où il dépeignait si bien son caractère de prêtre et de savant. Tout le monde avait déjà entendu parler de lui, ou le connaissait. On approuvait ce jeune chercheur, cet émule de l'abbé Belley, ce digne continuateur de Rever et d'Emmanuel Gaillard. Homme de paix et de travail, il venait faire trève aux querelles de ses prédécesseurs.
Source : Gallica

Charles Roessler Étude sur l'abbé Cochet (1886)

Les Frères Prêcheurs, en établissant le jardin et les galeries de leur cloître rue des Gobelins au Havre, tombaient sur une portion de terrain encore en friche, et y rencontraient, entre autres pièces funéraires, un magnifique vase en terre rouge sigillée dans le style grec. Mars, Vénus, même Anchise et Eros s'y retrouvaient, au milieu d'élégants rinceaux et de bouquets de feuillage. De mémoire d'antiquaire on n'avait jamais rien vu d'aussi beau. Enchanté l'abbé demanda à continuer les fouilles
Source : Gallica

Charles Roessler Étude sur l'abbé Cochet (1886)

Ces deux belles découvertes firent époque dans les annales de l'abbé Cochet. Mais la terrible surprise de l'invasion vint tout arrêter. Il lui fallut se rendre à son poste à Rouen et veiller à son musée, pendant que des hommes dévoués à Lillebonne sauvegardaient le petit bâtiment, qu'on
avait élevé sur la mosaïque, et empêchaient l'ennemi d'en faire un dépôt de cavalerie.
Source : Gallica

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