Résumé

Amaury de Liniers Lettre à M. Antonin Proust sur les enseignements de l'histoire (1870)

Le Tiers-Etat, dans ses actes, a été mû par l'ambition, et aussi par l'intérêt : ce dernier mobile est-il donc si pur ?
Ah! je comprends les aspirations folles, téméraires; les esprits, impatients d'aventures ; les sages, impuissants ; le navire de l'Etat, entraîné loin du port par des mains imprudentes ; les tempêtes, hélas! et le naufrage ! L'inconnu a ses fascinations comme ses écueils. — Mais Pizarre n'est pas Colomb, ni le lucre, l'amour de la gloire.
Si la Révolution a trompé les ardeurs de l'ambition, elle a satisfait les appétits de la convoitise.
Source : Gallica

Amaury de Liniers Lettre à M. Antonin Proust sur les enseignements de l'histoire (1870)

D'ailleurs, à quelque point de vue qu'on se place, l'Histoire d'un pays sera, toujours et uniquement, l'Histoire des hommes libres habitant ce pays. On doit maudire l'esclavage, on doit plaindre les serfs : il est impossible d'accorder aux « conservés » le moindre rôle politique dans l'Etat au sein duquel ils ont vécu absolument nuls, et cela sous la République comme sous la Monarchie.
Source : Gallica

Amaury de Liniers Lettre à M. Antonin Proust sur les enseignements de l'histoire (1870)

La Révolution qui pèse sur les esprits de notre temps comme un épouvantable cauchemar ! La Révolution dont l'image sanglante — le spectre rouge — passe et repasse au fond de la scène politique ! La Révolution, qu'on écarte de la main, dont on ne veut pas, et qui s'impose à la tribune des réunions publiques et jusque dans la presse aux cent voix?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature