Antonin Rondelet,
Du découragement : réflexions sur le temps présent…
(1871)
“ Cet abandon de soi-même prendrait volontiers un faux air de désintéressement, peut-être même de sacrifice. Être découragé, n'est-ce pas, à ce qu'on prétexte, renoncer au succès? N'est-ce pas, dans le désespoir fondé d'y parvenir, le bon esprit d'y renoncer ? Si nous nous laissons trop vite déconcerter, si nous ne savons pas mettre un frein à nos abattements, ne sommes-nous pas les premiers à en souffrir? Est-on bien fondé à nous reprocher une erreur ou une faiblesse dont nous sommes les premières et peut-être les seules victimes ? ”
