Auguste Nicaise

Résumé

Auguste Nicaise Les Terres disparues

Le métal pur d’alliage d’étain dont est fait cet instrument suffirait pour nous donner, par son emploi même, la date approximative de cette civilisation et par consé quent du cataclysme dans lequel s’abîma la plus grande partie de l’île.
Nous savons en effet, par les découvertes archéologiques, qu’un âge de cuivre a précédé, surtout en Asie et dans l’Europe méridionale, l’âge dit du bronze.
Par une marche toute naturelle du génie humain, l’homme a d’abord utilisé le cuivre, qui n’exige pour couler de son minerai qu’une chaleur de 750 à 800 degrés.
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Auguste Nicaise Les Terres disparues

Un cataclysme, dans lequel un tremblement de terre et un déluge apportèrent leur violente action, fît disparaître en une nuit toute la terre des Atlantes. Au lever du soleil l’océan roulait ses lourdes lames sur tout un continent et une civilisation disparus. Telle est la tradition, nous n’osons pas dire la légende, en présence des faits historiques qui la consacrent.
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Auguste Nicaise Les Terres disparues

Les eaux bouillonnantes et fumeuses formèrent des lames de 35 mètres de hauteur, qui vinrent s’abattre sur les terres, écrasant tout ce qui pouvait y vivre, tout ce qui était en relief, et achevant par en haut l’œuvre commencée par le cataclysme souterrain. Des détonations que n’avaient entendues encore aucune oreille humaine, dans ce pays où pourtant le sol s’agite si souvent, ébranlaient la terre. L’atmosphère était chargée de cendres, l’obscurité complète à ce point qu’à Batavia, située pourtant à 150 kilomètres de Krakatoa, on ne put sans lumière circuler dans les rues.
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