Résumé

Bernard Jullien Petit traité des participes français… (1853)

Le participe est un adjectif appartenant à un verbe, comme aimant, aimé, qui se trouvent dans la conjugaison du verbe aimer; finissant, fini, qui se trouvent dans celle de finir.
Son nom lui vient de ce qu'il participe du verbe et de l'adjectif : il tient du verbe, en ce qu'il en a la signification et le complément : aimant Dieu, aimé de Dieu; il tient de l'adjectif, en ce qu'il qualifie une personne ou une chose, c'est-à-dire qu'il en marque la qualité, comme vieillard honoré, vertu éprouvée.
Source : Gallica

Bernard Jullien Petit traité des participes français… (1853)

Vous voyez par là que les maux que vous
aurez consenti à souffrir ne sont plus de vrais maux; qu'au contraire ceux que vous aurez cessé d'accepter avec soumission vous sembleront plus cruels; que la paix intérieure que vous avez toujours désiré de posséder, réside non dans les sens qu'on a toujours vus dépendre des circonstances extérieures , mais dans la volonté que tous les philosophes ont soutenue nous appartenir plus intimement. Fénelon conclut que cette paix de l'âme, on la peut conserver au milieu des douleurs que les accidents de la vie se sont amusés à amasser sur nous.
Source : Gallica

Bernard Jullien Petit traité des participes français… (1853)

Là, en effet, l'on ne voit aucune marque d'accord, même quand le complément est placé devant le verbe. On écrit : Quelle chaleur il a fait tout le jour !
Quelles sommes n'a pas coûté cet édifice !
Que de travaux il a fallu pour l'achever!
Mais que d'années il a duré!
Cette exception n'est qu'apparente : c'est, en réalité, la confirmation de la règle ; car nos verbes impersonnels, ou même nos verbes complets pris impersonnellement, n'ont pas, à vrai dire, de participe passif; on peut s'en assurer en essayant de joindre ces mots au verbe être, comme s'y joignent tous les participes passifs.
Source : Gallica

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