Résumé

Bienfaits de la république (1889)

“ Nul pays n'est actuellement plus prospère que le nôtre. Notre incomparable Exposition, à laquelle tous les peuples de l'univers ont apporté leurs produits et leur concours, n'en est-elle pas la preuve ?
— Bah ! tout çà, des chiffres de fantaisie, fit le maquignon haussant les épaules.
— Ils sont puisés dans le Journal Officiel. Tout le monde peut les contrôler. Ainsi, la République a supporté le poids des fautes et des dilapidations monarchiques, elle a conjuré la ruine, relevé notre crédit, et vous osez l'accuser de gaspiller nos finances? Il n'est pas de plus monstrueuse injustice.
”
Source : Gallica

Bienfaits de la république (1889)

“ Tranquillise-toi, Claudet. Je m'apprête à fêter dignement, et de tout mon coeur, la grande fête du Centenaire. Nous devons trop à la Révolution pour ne pas en glorifier le souvenir. Le banquet sera très nombreux; et ce soir, bal, illuminations, feu d'artifice. Une minute, je suis à vous. Je termine le devis de notre chemin, qui doit être en préfecture demain matin. Non seulement ce chemin sera d'une grande utilité pour Neubourg, mais je compte sur les travaux de terrassement pour faire vivre, cet hiver, nos malheureux vignerons qui, cette année encore, ne seront pas riches. ”
Source : Gallica

Bienfaits de la république (1889)

“ Car nous serons encore en République, M. Berthier sera toujours maire, et Claudet aimera toujours à rire un brin.
Et il s'en alla, chantant sur le rhythme des lampions :
Boulanger, dans le pétrin, Dans le pétrin, Boulanger.
M. Herbault est candidat aux prochaines élections législatives. M. Berthier est comme toujours sur la brèche. La victoire semble d'autant plus facile que son concurrent est le marquis de Vélizay, et que la campagne se trouve déjà à moitié faite.
”
Source : Gallica

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