Résumé

C.-A. Boutant Les mandats internationaux : thèse pour le doctorat en droit (1936)

L'inteivention d'un organisme de contrôle est nécessaire pour assurer le fonctionnement correct du système. Les rédacteurs du Pacte, et c'est là le caractère le plus original de la nouvelle institution qu'il créait, ont remis au Conseil de la Société des Nations le contrôle de l'administration des pays sous mandat. Si les Puissances Mandataires sont désignées par le Conseil Suprême, c'est cependant au nom de la Société des Nations qu'elles administrent les territoires qui leur sont confiés, et de la sorte, la Société apparaît comme le juge naturel de cette gestion.
Source : Gallica

C.-A. Boutant Les mandats internationaux : thèse pour le doctorat en droit (1936)

Les relations, entre une Puissance Mandataire et un territoire sous mandat sont d'une autre nature que les relations existant entre un Etat souverain et ses dépendances. Le statut d'un Mandataire est non pas celui d'un propriétaire, mais celui d'un fidéicommissaire. Il n'est pas libre de gouverner dans son propre intérêt en vertu d'un droit de conquête, c'est au nom de la Société des Nations qu'il exerce sur les habitants du territoire l'autorité dont il peut être revêtu.
Source : Gallica

C.-A. Boutant Les mandats internationaux : thèse pour le doctorat en droit (1936)

Le contrôle de l'administration s'exerce de façon plus ou moins directe selon le caractère de la population et selon les circonstances.
La Commission des Mandats s'est toujours montrée très favorable à l'application des méthodes dites d'administration indirecte, qui consistent à confier aux autorités indigènes à la fois une part de pouvoirs et de responsabilité dans la conduite des affaires locales.
De telles méthodes sont en effet absolument conformes à l'esprit du mandat et au but que propose l'institution : amener progressivement des peuples « mineurs » à se diriger un jour eux-mêmes.
Source : Gallica

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