Résumé

Camille Dareste Communications faites à la Société d'anthropologie sur le mode de formation des monstres doubles… (1875)

Il y a, en effet, des monstres doubles à deux ombilics, les monstres eusomphaliens, comme les appelait I. Geoffroy Saint-Hilaire. L'existence de deux ombilics n'indiquerait-elle pas l'existence de deux jaunes distincts, et restant distincts pendant toute la durée de l'incubation? Je l'ai cru à une certaine époque; mais l'observation des faits a fini par me détromper.
Pour qu'il y ait, dans un œuf d'oiseau, formation d'un monstre double, il faut, de toute nécessité, qu'il y ait deux embryons se produisant sur un même jaune.
Source : Gallica

Camille Dareste Communications faites à la Société d'anthropologie sur le mode de formation des monstres doubles… (1875)

Pour ma part, je considère la cicatricule et l'embryon comme deux êtres vivants, unis l'un à l'autre, mais, dans une certaine mesure, indépendants l'un de l'autre. La cicatricule est un organisme qui, sous l'influence de l'incubation, peut se développer, se transformer en blastoderme et parcourir toutes les phases de son existence, sans que le germe embryonnaire qu'elle contient se développe également.
Source : Gallica

Camille Dareste Communications faites à la Société d'anthropologie sur le mode de formation des monstres doubles… (1875)

Il faut donc admettre que la cause de la monstruosité double consiste dans un état particulier de la cicatricule, qui précède le moment où les causes extérieures viennent déterminer l'évolution de l'embryon. Si l'on admettait encore la doctrine de la préexistence des germes, et par conséquent la doctrine de la préexistence des germes monstrueux, la théorie de la monstruosité par excès pourrait être soutenable; mais en présence de la doctrine de l'épigénèse, la formation des monstres doubles ne peut s'expliquer que par la soudure ou la fusion de deux embryons primitivement distincts.
Source : Gallica

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