Résumé

Centenaire de la naissance de Michelet… (1899)

Messieurs, à la Révolution ! à la République!
TOAST DE M. DE SELVES.
M. le Préfet de la Seine prend ensuite la parole en ces termes : Messieurs, La fête de Michelet devait être la fête du peuple.
Elle devait être aussi la fête de la France.
Le peuple, il l'a aimé; il a, suivant sa propre expression, "envers tous posé sa personnalités".
La France, qui, mieux que lui, l'a chérie et l'a chantée?
Qui en a plus poétiquement salué les origines?
Souvenons-nous toujours que la Patrie chez nous est née du cœur d'une femme, de sa tendresse et de ses larmes, du sang qu'elle a donné pour nous.
Source : Gallica

Centenaire de la naissance de Michelet… (1899)

Plus tard, quand ce grand poète se tourne vers la nature, quand il écrit ces œuvres profondes et charmantes qu'il a aimées entre toutes, comme les filles de son union avec celle qui a été la compagne de son esprit, le sourire de sa vieillesse, et qui est restée la muse de son immortalité, — quand il écrit l'Oiseau, l'Insecte, la Mer, la Montagne, ce sont autant de personnes véritables qu'il voit ou qu'il crée pour nous ; comme les peuples, elles ont une âme, et cette âme il la connaît toute et nous ne doutons plus d'elle après qu'il nous en a parlé.
Source : Gallica

Centenaire de la naissance de Michelet… (1899)

« Si l'on voulait entasser ce que chaque nation a dépensé de sang, d'or et d'efforts de toute sorte pour les choses désintéressées qui ne devaient profiter qu'au monde, la pyramide de la France monterait jusqu'au ciel »; faire connaître cette patrie, la faire comprendre, la faire aimer, n'est-ce pas donner à l'enfant l'éducation à la fois nationale et humaine, celle qui fera de lui le soldat du devoir dans la patrie, le soldat du droit dans l'humanité?
Source : Gallica

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