Charles-Bretagne La Trémoïlle

Résumé

Charles-Bretagne La Trémoïlle Souvenirs de la princesse de Tarente… (1897)

M. de La Fayette arrive à onze heures du soir; il promet, il jure que la paix va suivre ; il dit au Roi et à la Reine que tout est tranquille, qu'il répond de la sûreté de Leurs Personnes et du château et qu'on peut se retirer ; lui-même se retire, son armée disparaît : le crime veillait.
Mon sang se glace à la pensée que, si les crimes projetés eussent été commis, on n'aurait pas à pleurer
le forfait de la nation entière.
Source : Gallica

Charles-Bretagne La Trémoïlle Souvenirs de la princesse de Tarente… (1897)

Le Roi n'a opposé aux menaces et aux insultes des factieux que sa conscience et son amour pour le bien public. Le Roi ignore quel sera le terme où ils voudront s'arrêter, mais il a besoin de dire à la Nation française que la violence, à quelque excès qu'on veuille la porter, ne lui arrachera jamais un consentement à tout ce qu'il croira contraire à l'intérêt public. Il expose sans regret sa tranquillité, sa sûreté, il sacrifie même sans peine la jouissance des droits qui appartiennent à tous les hommes et que la loi devrait faire respecter chez lui comme chez tous les citoyens
Source : Gallica

Charles-Bretagne La Trémoïlle Souvenirs de la princesse de Tarente… (1897)

« Serait-il possible qu'ils fussent privés de tout-secours domestique ? Je ne peux pas le croire ; l'idée d'une chose aussi barbare est trop révoltante ; mais s'il était vrai, monsieur, ah ! pourquoi, puisqu'on m'a condamnée à la prison, ne m'avoir pas conduite au Temple ! J'y aurais servi la Reine. » — « Gardez-vous bien, madame, de témoigner autant d'intérêt au sort du Roi et de la Reine cet intérêt pourrait vous perdre. »
Source : Gallica

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