Christophe-Joseph-Alexandre Mathieu de Dombasle

Christophe-Joseph-Alexandre Mathieu de Dombasle

Résumé

Portrait de Christophe-Joseph-Alexandre Mathieu de Dombasle Christophe-Joseph-Alexandre Mathieu de Dombasle De l'avenir de l'Algérie (1838)

Non, en vérité : les capitaux sont plus intelligents que cela ; et il faut plus de sécurité que l'on ne peut en trouver là, pour que l'industrie privée mette en mouvement ses capitaux et son travail. Et il est certes bien heureux qu'il en soit ainsi ; car, la plus grande partie du sol français n'aurait aussi besoin que de capitaux et de travail pour que sa valeur et ses produits s'accroissent dans une grande proportion ; et plusieurs de nos départements ont encore des terres qui restent nues et incultes, uniquement parce que les capitaux et le travail manquent pour les mettre en valeur.
Source : Gallica

Portrait de Christophe-Joseph-Alexandre Mathieu de Dombasle Christophe-Joseph-Alexandre Mathieu de Dombasle De l'avenir de l'Algérie (1838)

Sans doute les désastres partiels seront toujours réparés, et les armes de la France finiront par demeurer victorieuses : mais lorsqu'une grande nation a recueilli d'amples moissons de gloire en combattant contre des peuples qui, du moins, étaient dignes d'elle par leur puissance et l'état de leur civilisation, que l'on dise s'il y a pour elle de la dignité à compromettre l'honneur de ses armes dans ces guerres contre des peuplades à demi civilisées, et dans des circonstances où la tactique et la bravoure sont des éléments si incertains de la victoire?
Source : Gallica

Portrait de Christophe-Joseph-Alexandre Mathieu de Dombasle Christophe-Joseph-Alexandre Mathieu de Dombasle De l'avenir de l'Algérie (1838)

En résumé, c'est sans doute une chose fort grave poulies intérêts de la France que les dépenses énormes auxquelles elle se livre pour une entreprise qui ne peut avoir pour elle aucun but d'utilité, pour la conquête d'une possession qui n'a pour elle aucune valeur. Mais c'est là, pour le présent, un mal inévitable, et c'est une nécessité qu'il faut savoir subir. Si la fatalité qui nous a conduits sur le sol africain nous condamne à y laisser un milliard, acquittons noblement cette dette, car il faut que les armes de la France se montrent avec éclat dans quelque lutte que ce soit.
Source : Gallica

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