Résumé

Claude-Jacques Herbert Essai sur la police générale des grains

Si la France est aussi abondante qu’il y a lieu de le croire ; si ses terres fécondes produisent plus de fruits que n’en demande la subsistance de ses Habitans, pourquoi sommes-nous quelquefois dans la nécessité d’aller chercher chez nos voisins cette denrée si précieuse & si nécessaire ? N’y a-t-il pas lieu d’être surpris que les États qui produisent le moins de grains, soient ceux qui nous en fournissent le plus ?
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Claude-Jacques Herbert Essai sur la police générale des grains

Depuis que les arts & les sciences ont élevé la France au degré de splendeur où elle est parvenue ; depuis qu’un commerce plus étendu a répandu chez nous une aisance que nous ne connoissions point, il paroît que nous nous sommes plus appliqués aux productions de l’art, qu’à celles de la nature. Cette richesse primitive abandonnée aux mains les plus viles, semble n’intéresser l’Etat que dans les tems difficiles.
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Claude-Jacques Herbert Essai sur la police générale des grains

Il marchande, il choisit, il fait ses transports à propos, & avec la plus grande économie. Il y est même nécessité, si la concurrence s’en mêle, parce que la perte tomberoit entierement sur lui. Ainsi plusieurs Marchands qui se dispersent, operent plus sûrement qu’un seul Commissionnaire, à qui son ardeur ou sa mal-adresse ne peuvent faire aucun tort. C’est ainsi que les prix peuvent se mettre de niveau sans aucun effort, & que l’équilibre des grains s’établit de lui-même par des acheteurs épars, que le seul appas du bénéfice fait concourir au bien général.
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