Résumé

Consultation sur le mémoire de M. de Montlosier… (1826)

On va plus loin : suivant le Mémoire, la religion ne fait pas les moeurs. Cette proposition est un peu plus tranchante sans être plus intelligible. La religion chrétienne, avec ses croyances, n'est autre chose que la morale perfectionnée. Or, quand on pourrait hasarder cette proposition singulière que la morale ne fait pas les moeurs, il serait constant au moins qu'elle les épure, qu'elle les redresse, qu'elle les fortifie ; et si quelquefois elles deviennent un fardeau, la religion avec ses rites, ses maximes et ses consolations, nous aide à le supporter.
Source : Gallica

Consultation sur le mémoire de M. de Montlosier… (1826)

Cette situation serait dangereuse pour la France ; il ne faut pas qu'elle croie qu'un homme sincèrement religieux, profondément royaliste, et sans autre ambition que l'amour de son pays, a pu écrire de pareilles pages. Je ne veux rien ôter à M. de Montlosier de son caractère personnel, mais je tiens pour constant que si on n'est pas rigoureusement obligé de juger un homme par ses oeuvres, il faut juger l'ouvrage sans se laisser éblouir par le prestige d'un nom plus ou moins recommandable. C'est le moyen de préserver la société, sans manquer aux devoirs de la charité chrétienne.
Source : Gallica

Consultation sur le mémoire de M. de Montlosier… (1826)

Je penserais encore qu'on peut être bon chrétien sans être jésuite ; ce que je ne dis pas, tant s'en faut, comme un mot d'approbation pour les antagonistes de cette société; mais on ne saurait devenir ni chrétien, ni moraliste, ni bon Français, si je ne me trompe, avec les doctrines du Mémoire à consulter.
Sans me ranger sous les étendards de M. de Pradt, je pourrais dire avec lui que l'influence des jésuites ne peut outrepasser aujourd'hui la direction de quelques collèges : une plus haute ambition n'est plus permise au jésuitisme.
Source : Gallica

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