Résumé

Ernest Capendu Le Chevalier du Poulailler, par Ernest Capendu (1864)

Le visage de la servante était devenu plus pâle qu'un linceul. Elle continua à garder le silence, mais ses lèvres se contractaient :
« Jure ou réponds ! » dit Gilbert avec un ton menaçant.
Elle se tordit les mains :
« Mais parle donc ! réponds ! explique-toi ! s'écria Dagé avec violence.
— Mon bon maître, je vous en supplie ! » dit Isnarde, les mains toujours jointes.
Et elle tomba à genoux devant le coiffeur. «Jour de Dieu ! s'écria Roland. Cette femme sait quelque chose !
— Parle ! dis tout ! ne cache rien ! s'écrièrent à la fois Mme Jérémie, Ursule et Mme Joncières.
— Parle donc ! »
Source : Gallica

Ernest Capendu Le Chevalier du Poulailler, par Ernest Capendu (1864)

Coq-Huppé! dit Poulailler après un instant de silence, je suis content de tes services : je sais que je puis compter sur toi. Tu es celui de tous en lequel j'ai le plus de confiance, aussi t'ai-je donné le poste le plus difficile. Je vais avoir besoin de toi. Il faudra que tu me sacrifies tout : ta vie peut-être. Hésiteras-tu ?
328 LE CHEVALIER DU POULAILLER
— Demandez, maître, répondit l'élégant gentilhomme, et vous verrez si j'hésite. Ma vie est à vous, qui avez rendu l'existence aux deux seuls êtres que j'aie aimés sur la terre avant de vous connaître.
Source : Gallica

Ernest Capendu Le Chevalier du Poulailler, par Ernest Capendu (1864)

Il était trois heures, et depuis minuit, moment où nous étions tous arrivés à notre poste, pas un être humain n'avait passé sous nos yeux. Il neigeait abondamment, mais mes poules étaient fort rapprochées, de sorte qu'il était impossible qu'on pût passer sans qu'elles vissent qui passait. Au moment où trois heures sonnaient, j'entendis un bruit sourd comme celui causé par la chute d'un corps sur la neige, et un cri aigu suivi d'un gémissement. J'allais m'élancer, quand les fenêtres de l'hôtel Camargo s'ouvrirent soudain et un flot de lumière jaillit dans la rue.
Source : Gallica

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