Mary Elizabeth Braddon

Mary Elizabeth Braddon

Résumé

Portrait de Mary Elizabeth Braddon Mary Elizabeth Braddon Henry Dunbar : histoire d'un réprouvé… (1869)

Si M. Dunbar, le riche banquier, eût été assassiné, la police n'aurait eu ni cesse ni relâche jusqu'à ce que l'assassin eût été découvert. Mais qui songe à ce qu'est devenu Joseph Wilmot, excepté sa fille? Sa mort ne fait aucun vide dans le monde ; il ne manque à personne, excepté à moi.... excepté à moi!
Clément n'oublia pas sa promesse de faire de son mieux pour découvrir la culpabilité du banquier. Il croyait que Dunbar était l'assassin de son ancien valet, et cette croyance datait du jour où le banquier s'était échappé comme un voleur de la maison de Saint-Gundolph Lane.
Source : Gallica

Portrait de Mary Elizabeth Braddon Mary Elizabeth Braddon Henry Dunbar : histoire d'un réprouvé… (1869)

Clément jeta le petit bijou genevois sur le sol, et le réduisit à l'état d'atome avec le talon de sa botte.
— Vous êtes cruel et injuste, monsieur Austin, — dit Margaret.
— Je suis un homme, mademoiselle Wilmot, — répondit Clément avec amertume, — et j'ai tous les sentiments d'un homme. Quand la femme que j'aime change tout à coup d'idée et me raconte froidement que son intention est de me briser le coeur, sans daigner même me donner une raison pour expliquer sa conduite, j'avoue que je ne suis pas assez homme du monde pour sourire poliment, et lui dire que son désir sera le mien.
Source : Gallica

Portrait de Mary Elizabeth Braddon Mary Elizabeth Braddon Henry Dunbar : histoire d'un réprouvé… (1869)

Le banquier ne fut pas tiré de son assoupissement et le chien lui-même continua à dormir.
— Monsieur Dunbar! — s'écria Margaret d'une voix claire et résolue, — éveillez-vous ; c'est moi, Margaret Wilmot, la fille de l'homme qui a été assassiné dans le petit bois près de Winchester!
Le chien s'éveilla et se mit à aboyer. L'homme releva la tête et la regarda ; le feu lui-même sembla se ranimer au bruit de la voix de la jeune fille, car un petit jet de flamme s'élança d'une bûche consumée et éclaira la figure épouvantée du banquier.
Source : Gallica

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