Résumé

Ernst Grosse Le Lavis en Extrême Orient, par E. Grosse… (1924)

On ne peut guère s'attendre à ce que cet art qui ne cherche rien moins qu'une popularité bruyante, puisse trouver à l'étranger plus d'amis que dans sa propre patrie. En Europe d'ailleurs, presque toutes les conditions voulues font défaut. Si la beauté de toute œuvre d'art d'Extrême Orient est amoindrie dans un intérieur européen, aucune ne perd davantage dans un milieu étranger que le lavis. Destiné à la solitude et au demi-jour du tokonoma, il n'est pas plus à sa place dans la clarté et l'encombrement de nos pièces qu'un homme posé et distingué dans un cabaret bruyant.
Source : Gallica

Ernst Grosse Le Lavis en Extrême Orient, par E. Grosse… (1924)

Si le lavis d'Extrême Orient s'oppose à la peinture à l'huile européenne par l'extrême réduction de ses moyens matériels, il s'y oppose également par l'effet produit: l'encre subtile ne masque pas l'idée, tel un corps terrestre, elle la révèle au contraire, tel un corps transfiguré au travers duquel l'âme brille comme le soleil à travers les nuages vaporeux du matin. Le lavis est en effet la peinture la plus spiritualisée qui ait jamais existé.
Source : Gallica

Ernst Grosse Le Lavis en Extrême Orient, par E. Grosse… (1924)

Ce que nous appelons notre personnalité n'est qu'apparence pour un mystique d'Extrême Orient, pour le taoïste aussi bien que pour le zéniste. Il attache aussi peu d'importance à sa propre personnalité qu'à celle d'autrui. Ce qu'il veut exprimer c'est l'âme, plus profonde et plus essentielle que le phénomène de la personnalité, c'est le Tao, ou, pour parler en zéniste, le Bouddha, qui existe dans tout homme et dans toute chose, et qui existe seul.
Source : Gallica

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