Eugène Parès, La fille du garde-côte : scènes de la vie bretonne (1877)
“ Il recula d'un pas, appuya la crosse de sa carabine sur son épaule et visa le garde-côte. Cosquer se croisa les bras sur sa poitrine, recommandant son âme à Dieu. Une minute, un siècle s'écoula, Kervasou pressa la détente. La balle siffla aux oreilles du douanier et alla s'enfoncer dans le talus. Un nuage sanglant passa sur les yeux du gardecôte ; il épaula à son tour et fit feu. Mais Dieu voulut sans doute épargner à cet honuête homme un acte qui eût fait la douleur de sa vie : le fusil, armé avec précipitation, fit long feu. ”
