Claude Mucih, Par monts et par vaux (1857)
“ Un grain qui menaçait depuis longtemps de nous cingler, s'échappa comme d'une gerbe d'arrosoir. La mer changea d'aspect, et les conques de nacre qui se dessinaient ça et là disparurent bientôt sous des laves d'azur; à travers les filets de pluie le cap d'Antifer passa des couleurs de la flamme aux teintes rouges du fourneau sous la grille de son âtre. Un rayon de soleil brisa ces lignes, et lorsque le grain eût rafraichi l'herbe de ses dernières gouttes, je crus que par un excès de sympathie, mon compagnon venait de pleurer en même temps que le ciel. ”
