Résumé

Fernand Kolney Le salon de Madame Truphot: moeurs littéraires

Et la Truphot n’eût-elle pas mis à jour une beauté héroïque si, au lieu de se cacher de son mieux, dédaignant à l’improviste l’hypocrisie bourgeoise, elle se fût tout à coup et sans contrainte offerte avec cynisme dans tout l’emportement de sa salacité déchaînée et splendissime? Elle était une force qui ne voulait point céder à la déchéance immuable des êtres, une révolte admirable de la Vie contre la Mort. Mais elle n’avait pas idée de cela, non plus que Siemans, Boutorgne et les autres qui, de leur mieux, sans l’assouvir jamais, lui notifiaient le plaisir d’amour.
Source : Gutenberg

Fernand Kolney Le salon de Madame Truphot: moeurs littéraires

Modeste Glaviot, debout, une main passée dans l’entournure du gilet, s’affirma panthéiste et déterministe en même temps.
Dieu est dans tout: dans moi, dans vous, dans Madame Truphot, dans la terre du jardin, dans l’air du ciel et jusque dans l’âme de Nénette qui dort, là-bas, en jappant dans un rêve. Oui, il était partisan d’un panthéïsme sans dualité, assez voisin du matérialisme, en somme, affirmait-il, mais qui avait conservé quand même un brin de spiritualisme, le rien de sentiment sans lequel on ne peut point vivre.
Source : Gutenberg

Fernand Kolney Le salon de Madame Truphot: moeurs littéraires

La tourte moustachue qui, dans la vie, n’a découvert que l’amour, qui ne peut pas se consoler d’avoir été répudié, ou à qui le souvenir d’un nez établi de telle façon, d’une prunelle douée, pour lui, de quelque agrément, d’une chevelure colorée selon son goût, la tourte moustachue, à qui la perte de tout cela fait croire qu’il ne pourra plus jamais frétiller aussi voluptueusement avec d’autres femmes, est un bipède qui mésuse de la lumière solaire et, quand il se replonge dans le néant, la chose ne doit lui demander aucun effort, car il ne paraît pas en être jamais sorti.
Source : Gutenberg

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