Camille Lemonnier,
Ceux de la glèbe
“ À la fin la Lalie qui se tournait le sang, ouvrit la porte, à bout de patience, toute hérissée, un seau plein d’eau dans les mains, qu’elle lui lâcha en travers des jupes, avec des vociférations. Il y eut un moment où leurs voix ne se distinguèrent plus l’une de l’autre ; toutes deux, nez à nez, les poings sur les hanches dans le milieu du sentier, s’invectivaient abominablement ; et soudain Joanne à pleine main rafla une bouse de vache qui s’en vint s’écraser sur la face de la Colasse. Les hommes, sur le pas des maisons, regardaient, bras croisés, sans prendre parti dans la querelle. ”
